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Par ex., 25/07/2021
Par ex., 25/07/2021
Social & RH
Publié le Lundi 8 mars 2021

La vaccination par la médecine du travail désormais possible

Depuis le 25 février 2021, les médecins du travail ont la possibilité de vacciner les salariés de 50 à 64 ans volontaires atteints de comorbidités. Suite à l'avis de la HAS du 2 février 2021, la Direction générale du Travail a communiqué le 16 février dernier un protocole pour la vaccination par les médecins du travail au moyen du vaccin AstraZeneca (AZ)

Cette campagne ne touchera pas tous les salariés. Seuls les employés âgés de 50 à 64 ans et présentant des comorbidités pourront y prétendre.

Comorbidité ?

Un terme qui ressort de plus en plus souvent en cette période de crise sanitaire. Un patient qui présente une comorbidité associe plusieurs maladies. Par exemple : une personne qui souffre de diabète et d’hypertension est dans une telle situation.

Dans la liste des maladies sujettes à la comorbidité, on retrouve : les pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale (asthme sévère, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose...) les cancers, les personnes transplantées…

Les personnes présentant une comorbidité risquent plus, en effet, d’être exposées à des formes plus sévères de la COVID-19.

Dans quelles conditions ?

La confidentialité devra être de rigueur pour les salariés ne souhaitant pas voir leur employeur ou leurs collègues mis au courant d’une comorbidité dont ils feraient l’objet.

Pour se faire, d’une part la vaccination ne se fera pas dans les locaux de l’entreprise mais à la médecine du travail.

D’autre part, le protocole diffusé par la DGT (Direction générale du travail) pour cette campagne indique que les personnes concernées devront elles-mêmes se rapprocher du SST (Sauveteur secouriste du travail) en vue de se faire vacciner (à moins que le SST les contacts en premier). Ils justifieront d’une absence pour « rendez-vous à la médecine du travail » sans devoir en préciser le motif.

L’établissement doit donc informer tous ses salariés (y compris ceux placés en situation de chômage partiel) de l’existence de ce nouveau protocole.

En général la médecine du travail informe les employeurs des modalités pratiques mises en oeuvre, charge à eux de répercuter l'information aux salariés.