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Par ex., 01/06/2020
Par ex., 01/06/2020
Vie du réseau
Publié le Mercredi 22 avril 2020

De quelles actions régionales bénéficient les lycées de l’enseignement catholique ?

Après une période d'interruption, la Région Île-de-France a relancé depuis 2016 une politique de subventions d'investissement pour la sécurisation, l'accessibilité ou l’extension des lycées privés associés à l’État par contrat, et aussi d’aides sociales ou d’équipement en manuels scolaires des élèves. Vincent Porteret, délégué régional de l'Enseignement Catholique d'Île-de-France (CREC), fait le point sur les dossiers en cours.

Quelles sont les principaux champs d’action de la région Ile-de-France pour les établissements associés à l’État par contrat ?

L’action régionale en direction des établissements privés associés à l’État par contrat comprend un volet obligatoire, le forfait d’externat, et un volet facultatif. Le premier a évolué, au niveau global, ces dernières années avec la progression des effectifs.

Le volet facultatif, comme son nom l’indique, est un choix politique de la Région. Après une période d’interruption, il a été relancé en 2016 autour de plusieurs axes : aides sociales (restauration scolaire, aide au premier équipement, prise en charge des frais de concours pour les élèves boursiers…), subventions d’investissement et, depuis l’an dernier, manuels scolaires.

Les subventions se répartissent en deux enveloppes distinctes pour subventionner des travaux de sécurisation, d’une part, des travaux de mises aux normes, d’accessibilité et, c’est important de le noter, de développement des capacités d’accueil.

S’agissant des subventions d’investissement, quelles sont les actualités pour 2020 et 2021 ?

Le montant de l’enveloppe "investissement non fléché" est passé de 8 à 9 millions d’euros en 2020 et devrait encore progresser l’an prochain. Quant à la sécurisation, la Région y consacre 2 millions d’euros chaque année. Nous avons obtenu la possibilité d’utiliser l’éventuel reliquat en "investissement non fléché".

Cette année encore, l’enveloppe globale, malgré sa progression régulière, ne couvre pas l’intégralité des demandes faites par les établissements. Cela rend nécessaire un arbitrage. Il s’appuie sur différents critères : types de travaux, caractère structurant de l’opération (plateaux techniques, extension…), situation financière de l’établissement… Constatant que certaines subventions accordées n’avaient pas été consommées par les établissements, nous en avons aussi tenu compte, tout en renforçant nos actions de sensibilisation auprès des demandeurs à ce sujet.

Comme nouveauté, je retiendrai aussi le fait que des établissements sollicitent des subventions qui n’en demandaient pas jusque-là.

À tous, nous proposons une rencontre pour relire le dossier de demande ensemble, avant de la transmettre à la Région. Ces échanges, qui ont lieu dans les directions diocésaines, ont permis d’optimiser de nombreux dossiers.

Enfin, il est important de rappeler que la Région demande, à toutes les structures qu’elle subventionne, d’accueillir des stagiaires. Elle a accepté de signer un accord régional avec le CREC Ile-de-France qui permet de prendre en compte des stagiaires accueillis dans des établissements ne bénéficiant pas de subventions. Tous les établissements du réseau (y compris donc les écoles et les collèges) peuvent contribuer à « l’effort » en nous transmettant une attestation de stage. Nous avons même obtenu, à partir de 2019, que la durée des stages pris en compte colle mieux aux nécessités pédagogiques des formations en question (CAP, bac pro, BTS…) tout en incitant les établissements à participer à cet accueil, formateur et nécessaire pour les jeunes.

La politique concernant les manuels scolaires est-elle reconduite pour la prochaine rentrée ?

Toujours dans le volet facultatif, la Région a lancé, dans le cadre de la réforme du lycée, une politique autour des manuels scolaires à la rentrée 2019. L’ampleur de cette politique est à souligner. Sa mise en œuvre a été plus ou moins fluide, suivant notamment le choix fait par l’établissement du papier ou du numérique.

Forts des enseignements tirés de l’an passé, nous travaillons maintenant à la préparation de la prochaine rentrée. Elle sera marquée par plusieurs nouveautés : enrichissement de l’ENT monlycee.net (accessible à tous), équipement des enseignants des établissements ayant fait le choix du numérique d’une tablette ou d’un PC portable,  financement des manuels numériques pour tous les élèves dont l’établissement a fait le choix du numérique, élargissement du fonds social à l’équipement (en tablette ou PC portable) des élèves de 2nde générale et technologique que leur établissement ait fait le choix du papier ou du numérique, financement des manuels papiers pour les élèves de terminales dont l’établissement a fait le choix du papier, maintien de l’aide aux consommables pour les lycées professionnels (ayant fait le choix du numérique ou du papier)…

Mme Pécresse nous a redit, encore très récemment, et l’importance de cette politique à ses yeux (avec le souhait de renforcer le « virage numérique ») et, surtout, la mobilisation de ses services pour la mise en œuvre réussie de cette nouvelle étape. Nous y serons très attentifs.

D’autres sujets sont-ils à l’ordre du jour ?

Dans le cadre des aides à caractère social, la Région apporte une aide à la demi-pension. Constatant que les élèves du public bénéficiaient d’un dispositif particulièrement fort, basé sur les ressources des parents, nous avons négocié et obtenu le lancement d’un travail sur le sujet pour les élèves du « privé ».

La première étape a permis de simplifier le traitement du dispositif existant, pour permettre la consommation intégrale de l’enveloppe dédiée. Nous travaillons maintenant à un deuxième volet qui concerne l’évolution de la politique. Des hypothèses intéressantes sont sur la table.